Cahier de texte M.Scheider

Voici le cahier de texte des classes de M.Scheider, en Histoire et Géographie.
 
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 Partie 2 : Guerres et paix

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MessageSujet: Partie 2 : Guerres et paix   Dim 31 Jan - 23:09

I/ La Première guerre mondiale (suite)
C. Bilan du conflit.

DOCUMENT 4 Le temps de la mémoire (p. 63)
Ce
document présente un ensemble sculpté en pierre. Quatre femmes, des
veuves, ainsi que deux enfants orphelins contemplent un soldat étendu
mort. Les enfants portent une blouse d’écolier, les vêtements des
femmes (chapeau ou non, dentelles, fourrure ou simple robe) montrent
des conditions sociales différentes. Le sculpteur a mis en évidence le
deuil partagé et le drame de la guerre.
=> 30 000 monuments sont
érigés de 1918 à 1925 en France, soit quinze inaugurations par jour les
trois premières années d’après-guerre

DOCUMENT 2 Bilan de la guerre 1914-1918 dans les pays européens (p. 62)
Commentaire
Jamais
aucune guerre n’avait fait jusque-là autant de victimes : 9 millions de
morts, dont environ 8 millions pour l’Europe. On compte aussi 6
millions d’invalides, 4 millions de veuves et 8 millions d’orphelins.
La guerre entraîne une baisse du taux de natalité et provoque, surtout
en France, le phénomène des classes creuses, sensible vingt ans plus
tard. Cela aura pour conséquence l’allongement de la durée du service
militaire.
Le fait aussi que les combattants disparus aient eu en
général entre 20 et 35 ans pèse sur la vie économique des États et
entraîne un vieillissement des cadres, y compris politiques et
administratifs.
=> en France, il y eut 1,4 million de morts et 3 millions de blessés sur 8
millions de mobilisés, pour une population de 40 millions d'habitants

DOCUMENT 3 Le génocide arménien (p. 63)

Les massacres ne sont pas un phénomène nouveau mais celui des Arméniens
en 1915 correspond à une volonté d’extermination systématique et
planifiée d’un peuple.
Commentaire
Avant 1915, la population
arménienne de l’Empire ottoman a déjà été victime de massacres, en
particulier en 1895 et 1896. Cependant, le contexte de la Première
Guerre mondiale offre l’occasion d’éliminer « l’ennemi de l’intérieur
». Les massacres sont organisés par le parti Union et Progrès
(Ittihad), au pouvoir depuis 1908 (les « Jeunes Turcs » des Européens)
et qui prône un nationalisme radical. La propagande présente les
Arméniens (2 millions alors) comme des espions et des traîtres.
La
défaite turque devant les Russes en janvier 1915, à Sarikamish,
déclenche les opérations. En avril, des rafles touchent les notables
arméniens ; en mai, les hommes des provinces orientales sont éliminés
et les femmes, les enfants, les vieillards déportés vers la Syrie.
Seuls quelques milliers parviennent à Alep. En juillet, la déportation
des autres Arméniens de l’Empire commence. On ne compte au total que
600 000 survivants.
Le traité de Sèvres de 1920 doit permettre de
juger les responsables de ce que les Alliés qualifient, dès mai 1915,
de « crime de lèse-humanité », mais le traité de Lausanne, en 1923,
annule le traité de Sèvres, et l’on oublie peu à peu les massacres.
C’est
en août 1986 que l’ONU reconnaît le génocide arménien. Le Parlement
européen le fait à son tour en 1987 et le Parlement français le 29 mai
1998. Toutefois, la controverse n’est pas close entre tenants de la
reconnaissance du génocide et ceux qui n’y voient qu’un crime de
guerre. La Turquie ne reconnaît pas actuellement le génocide arménien
(c’est cependant une des conditions posées pour son entrée dans l’Union
européenne) et les États-Unis parlent seulement de « tueries délibérées
».
Le mot « génocide », forgé en 1944 par le juriste américain
Raphaël Lemkin, a été complété par l’ONU. Les victimes constituent un
groupe national, racial, ethnique ou religieux ; elles sont tuées pour
appartenance à ce groupe ; le meurtre est planifié (cf. Bernard
Bruneteau, Le Siècle des génocides, Armand Colin, 2004).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale#G.C3.A9nocide.2C_occupation.2C_d.C3.A9portations_et_atrocit.C3.A9s

II/ Les régimes totalitaires.
A. Leurs mises en place en Allemagne, Italie et Russie.

1. Mussolini en Italie :
DOCUMENT 3 La prise de pouvoir de Mussolini, entre légalité et violence (p. 65)

Mussolini, au centre, en costume civil, s’avance entre des hommes en
uniforme fasciste (chemise noire) qui portent de nombreuses
décorations. Une foule nombreuse,avec drapeaux, suit Mussolini. La
photographie donne l’impression d’hommes déterminés, bien soutenus et
effectuant une marche invincible.
Commentaire
La
photographie montre Mussolini (1883-1945). La marche sur Rome est
décidée en octobre 1922 ; le 28, trois colonnes représentant de 25 000
à 30 000 fascistes convergent vers la capitale. Celle-ci pourrait être
aisément défendue par les troupes présentes, mais ni l’armée ni la
police ne bougent, faute de proclamation de la loi martiale. Le roi, au
contraire, invite Mussolini à former un nouveau gouvernement.
Le
chef fasciste se rend à Rome auprès de Victor Emmanuel III et le 30,
devant le Quirinal, il fait défiler ses troupes venues par trains
spéciaux.

On voit donc ici l'expression des milieux
nationalistes, déçus des traités de paix de 1919. Ce sont souvent
d'anciens combattants. Souvent, ces nationalistes s'opposent aux
Communistes.

2. Staline en Russie :
DOCUMENT 4 La victoire du communisme en Russie (p. 65)
➞ La victoire du communisme est symbolisée par la marche triomphante des
travailleurs.
Les personnages principaux sont un couple de paysans, portant faux et
faucille, qui entourent un ouvrier, reconnaissable à sa blouse noire et
à son marteau.
Deux enfants courent en avant en chantant ; l’un
tient un livre à la main et l’autre agite un mouchoir rouge, couleur
symbole de la révolution. La représentation dans les rangs de la foule
d’Asiatiques et d’Africains fait écho au slogan de l’affiche, qui
évoque « la fraternité mondiale des travailleurs » et rappelle
l’universalité du message communiste.
Les symboles foulés aux pieds
représentent la monarchie (couronne et aigle), le capitalisme (urne
débordant de pièces d’or), la loi (haut de colonne) et l’esclavage
(enclume).
Commentaire
L’affiche est un moyen efficace
de propagande abondamment utilisé, en particulier dans les premiers
temps du communisme en Russie. Le message en est simple, direct,
accessible à une population encore majoritairement analphabète.

Dès 1917, le Communisme triomphe en Russie, donnant l'exemple à suivre à de nombreux communistes européens.
Staline remplace Lénine, malade, dès 1922 puis écarte un à un tous ses opposants. En 1928, il est le seul maître de l'URSS.

3. Hitler en Allemagne :
DOCUMENT 2 La crise morale de l’après-guerre en Allemagne (p. 65)

Le document met en évidence la profonde crise morale mais aussi
économique et sociale (allusion à la « misère ») qui secoue l’Allemagne
au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il est fait référence aux
nombreuses associations patriotiques formées probablement de beaucoup
d’anciens combattants, voire de militaires (« la force inutilisée »).
Les
« incroyables projets » s’appuient sur le désir de revanche des
nationalistes allemands sur les vainqueurs de la guerre (« la flotte
anglaise »). Le désir de réviser le traité de Versailles de 1919 se
voit dans l’allusion au corridor polonais qui sépare la Prusse
orientale du reste de l’Allemagne.

DOCUMENT 1 Hitler orateur (p. 64)
Commentaire
C’est
par ses talents d’organisateur ainsi que d’orateur que Hitler
(1889-1945) voit son influence grandir au sein du DAP (Deutsche
Arbeiter Partei ou Parti ouvrier allemand), le petit parti nationaliste
fondé en 1919 par Drexler. Hitler fait peu à peu du parti le puissant
NSDAP (National Sozialistiche Deutsche Arbeiter Partei). Le programme
est confus et se compose d’un mélange d’idées raciales, impérialistes,
antisémites, anticapitalistes, antidémocratiques et revanchardes. Une
fois parvenu au pouvoir, Hitler use encore plus de son art du discours
dans de grandes mises en scène qui mobilisent d’immenses foules.
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MessageSujet: Re: Partie 2 : Guerres et paix   Dim 31 Jan - 23:10

B. Des régimes entre séduction et terreur...
« La terreur totale, l’essence des régimes totalitaires. »
-> Citation de Hannah Arendt, philosophe allemande qui a travaillé sur le totalitarisme.

Comment ces trois régimes totalitaires fonctionnent-ils pour contrôler la société ?

1. Séduire les masses :
DOCUMENT 1 Le culte de la personnalité (Staline) (p. 66)

L’image est diffusée dans un but de propagande. Deux enfants – un
garçon et une fillette (seul le visage du garçon est visible) – offrent
des fleurs à Staline, qui les accueille chaleureusement. Le but est de
montrer le lien direct et personnel entre les dirigeants et les masses,
en particulier avec ceux qui, dans la population, représentent l’avenir.
Staline apparaît tel un père affectueux.
Commentaire :
Le
culte de la personnalité repose sur les rapports directs entre Staline
et l’homme de base, en particulier les ouvriers et les enfants. Staline
devient progressivement une figure tutélaire, plus important que le
père naturel. De nombreux enfants, au moment des purges, dénoncent
d’ailleurs leurs parents. L’autorité de Staline se substitue aussi à
celle du Parti et il devient le « Père des peuples » de l’Union
soviétique. Cette notion de père naît dans les années 1930 et le terme
est utilisé à partir de la Seconde Guerre mondiale.

DOCUMENT 3 La militarisation des sociétés et l’embrigadement de la jeunesse (p. 67)

La scène montre une masse de soldats et dégage une impression de force
mais aussi de communion unanime autour de Hitler, que l’on devine sur
la tribune au loin. Un tel document, à l’époque, à l’étranger ou chez
les opposants allemands eux-mêmes, peut provoquer la sensation d’une
menace et un sentiment de peur.
Commentaire :
Nuremberg,
ville historique des diètes du Saint-Empire romain germanique, est
choisie par Hitler pour les congrès du parti nazi. Chaque année, 500
000 à 1 million de personnes s’y rassemblent durant une semaine. Un
jour est consacré à la SS, un autre aux Jeunesses hitlériennes, le
dernier à la Wehrmacht… Les parades sont savamment mises en scène.

2. Effacer ou terroriser l'individu...
DOCUMENT 4 Le fascisme et l’anti-démocratie (p. 67)
➞ L’individu doit se forger lui-même ; il ne compte pas en soi et n’a de valeur que dans le cadre de l’État.

Le recours à la violence :
DOCUMENT 1 L’usage de la violence (p. 68)
Question
1.p.69 : L’affiche montre un homme nu, masqué, armé d’un poignard, qui
survole une campagne stérile avec des arbres morts. Le personnage
arbore une cape agitée par un vent de tempête, semble-t-il. On
distingue, dans les plis de cette cape, un crâne et des ossements. Les
couleurs employées (beige, rouge, bleu foncé) sont des teintes très
sourdes. Le slogan précise : « Enquête socialiste sur les actions des
fascistes en Italie ». Il s’agit donc d’un document émanant du courant
socialiste et qui dénonce les violences des squadre. Ces violences
engendrent la ruine e la mort, comme le laisse à entendre le document.

DOCUMENT 5 Carte des camps de travail du Goulag (p. 69)
3. Les camps sont situés dans la partie orientale de l’URSS, en Sibérie.
Ils
répondent à des objectifs politiques : enfermer les opposants au
régime, mais aussi à des objectifs économiques : contribuer à la mise
en valeur du territoire et à l’édification du socialisme. La légende de
la carte sur les travaux effectués est à cet égard explicite.
Commentaire :
Le
sigle « Goulag », qui désigne la direction des camps puis l’ensemble du
système concentrationnaire soviétique, a pour origine l’appellation
suivante : Glavnoïe OUpravlenie LAGuereï (ou Direction générale des
camps). Ceux-ci se partagent surtout en colonies de travail, situées en
Europe et moins dures (ITK), et en grands complexes concentrationnaires
(ITL), où les détenus, les zek (abréviation de zaklioutchenni), purgent
au moins cinq ans de peine. Le but officiel est la rééducation par le
travail ; en réalité, il s’agit de briser toute opposition et de mettre
en valeur le territoire. La carte, à
cet effet, permet de montrer
les politiques économiques soviétiques : extension de chemins de fer,
extension des zones industrielles… Selon l’historien Nicolas Werth,
depuis les années 1930 jusqu’en 1953, 6,5 millions de prisonniers ont
été enfermés dans les ITK et 8,5 millions dans les ITL. Les décès
auraient atteint 1 million et demi de personnes, auxquelles il faut
ajouter les morts de famine, ceux décédés lors des déportations, les
victimes qui ont péri en prison…

3. Le caractère raciste et antisémite du nazisme :
DOCUMENT 5 Les lois anti-juives du IIIe Reich (extraits) (p. 67)
➞ Parmi les mesures antisémites prises par les nazis, on peut citer :
– des mesures raciales : les mariages mixtes entre Juifs et non-Juifs sont interdits ;

des mesures économiques : les biens des Juifs sont recensés ; une
amende collective est infligée en novembre 1938 ; les Juifs ne peuvent
plus occuper certaines professions comme celles liées au commerce de
gros et de détail. Justification alléguée : « Le comportement hostile
envers le peuple et l’État allemand des Juifs […]. »
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