Cahier de texte M.Scheider

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 Chap 5, Puissance économique UE

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MessageSujet: Chap 5, Puissance économique UE   Dim 5 Avr - 18:36

Chapitre 5 (IIe partie) : « La puissance économique de l’Union Européenne »

L'UE est en 2006 :

  • la première puissance économique et commerciale mondiale,
  • la première puissance sportive de la planète,
  • la première puissance nucléaire civile,


  • la deuxième puissance spatiale du monde,
  • la deuxième puissance technologique du monde,


  • la troisième puissance démographique du monde,
  • la troisième puissance nucléaire militaire.
Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

I – La puissance économique de l’UE.
1.Critères traditionnels de puissance :
pages 142-143.


Depuis le 1er janvier 2007, l’UE compte 27 États membres (doc.1 p.142). Cet ensemble d’Etats compte 499 M d’hab en 2009 (pôle le plus peuplé de la Triade), sur 4,3 M de km2.
Le PIB cumulé est de 16 748 milliards de dollars US en 2007, 18 285 milliards en 2009, soit plus de 30% du RNB mondial (devant les autres pôles de la Triade). Voir FT p.143
C’est donc un espace vaste, fortement peuplé et riche. Haut niveau de qualification de la population active grâce à des systèmes éducatifs performants.
L’Europe est riche de lieux de culture telles les anciennes universités (La Sorbonne, Oxford, Cambridge…) :
D'après le classement annuel de l'université de Shanghaï, l'Union occupe le second rang mondial pour les universités les plus réputés (recherche, publication, médaille Fields, prix Nobel...).

Répartion des 100 premières universités mondiales
Pays % ----------------- 2007 --------- 2008
États-Unis -------------54 ------------56
Union européenne ------33 ------------29
Japon ------------------6 -------------4
Canada -----------------4 ------------4
Australie ----------------2 ------------3
Suisse -------------------0 ------------3
Israël -------------------1 ------------1
Cela permet aux entreprises de disposer d'une main d’œuvre productive dotée d'un savoir-faire peu partagé et d'une forte capacité d'adaptation.
L’élargissement à 27 accroît le potentiel démographique et de consommation de l'Union, en permettant à de nouvelles populations d'accéder à terme à une élévation de leur niveau de vie.

Cet espace rayonne donc sur la planète, notamment grâce à des territoires d’outre-mer (doc.2 p.142).

2.Puissance économique
- Une agriculture performante :
dossier pages 160-161, lire résumé p.160 ; § C p.144
L’Union européenne est le premier importateur et le 2e exportateur de produits agricoles (notamment ceux issus des industries agro-alimentaires). France = 1er producteur de l'UE (devant Italie et Allemagne)
Doc.3 p.160 : Une activité qui reste très importante en Europe par la place qu’elle occupe dans l’espace, le rôle qu’elle joue au plan environnemental mais aussi dans la société européenne, avec un très fort lobbying au plan politique... même si elle ne contribue qu’à 1,7% du PIB européen et n’occupe que 4,2% des actifs.
Fortement protégé, le secteur agricole est soutenu par les subventions accordées par l’Union européenne au travers de la politique agricole commune (PAC). Ces aides, qui représentent 40% du budget de l’UE, sont vivement critiquées tant par certains États membres comme le Royaume-Uni, que par les principaux pays partenaires commerciaux de l’UE
(États-Unis, qui ont aussi leur propre système d’incitation notamment
de nature fiscale) mais aussi par les grands pays agricoles (Australie, Brésil, ...).
Agriculture productiviste (p.144, NPC) : une agriculture intensive aux rendements parmi les plus élevés au monde, et aux méthodes de production modernes industrialisées et tertiarisées
Des produits de qualité. Quelques points forts : céréales, élevage, viticulture, arboriculture fruitière, cultures florales
Une bonne valorisation par les IAA (industries agroalimentaires)
Une forte capacité d’exportation : 2ème rang mondial derrière les EUA

- La première industrie du monde : §B p.144
20% de la valeur et de l'emploi industriels mondiaux (Etats-Unis : 16,2% et 15%). 25% du PIB européen
Berceau de la révolution agricole et industrielle, mais aussi du capitalisme, forte d'une longue domination de l'économie et des échanges mondiaux, l'Europe occidentale a su accumuler savoir-faire et capacités techniques et financières.
De nombreuses multinationales et des entreprises parmi les plus dynamiques et les plus importantes du monde :

Répartition des marques les plus puissantes dans le monde
Pays Nombre de marques par pays dans le TOP 100 en 2008
États-Unis = 52
Union européenne = 32
Japon = 7
Suisse = 5
Corée du Sud = 2
Canada = 2


  • Points forts :
=> La première marque européenne est Nokia (Finlande , http://fr.wikipedia.org/wiki/Nokia) en 5e position avec une estimation de 36 milliards de dollars (La première au monde est Coca-Cola pour 66 milliards $). Si l’Union est distancée par le nombre de firmes spécialisées dans les
technologies de l’information par rapport aux firmes américaines (Microsoft, IBM, Apple, Sun, Intel...), elle occupe néanmoins la première place mondiale dans la téléphonie mobile avec Nokia !

=> L’UE est le premier producteur mondial d’automobiles avec 19,7 millions de véhicules soit 27% de la production mondiale (2007), et 18,4 millions de véhicules soit 26% de la production mondiale (2008, année de crise économique). Le premier producteur européen est Volkswagen, avec 10 marques contrôlées, dont la prestigieuse Porsche depuis 2009.

=> En 2007, l’UE est un des deux principaux producteurs mondiaux d’avions civils grâce à EADS et ses filiales Airbus et Eurocopter. L’Union européenne occupe la seconde place dans l’aviation militaire.

l’A380, une réalisation européenne

=> Production d'énergie : L’UE est le siège de trois des cinq majors du pétrole : BP (Royaume-Uni), Shell (Royaume-Uni et Pays-Bas) et Total SA (France). De plus Londres assure la cotation du pétrole Brent (de la mer du Nord). L’UE dispose du plus grand parc de centrales nucléaires au monde (33,25% des 436 réacteurs nucléaires du monde) le plus grand parc européen étant le parc français (59 réacteurs nucléaires).


  • Limites...:
Un poids qui reste toutefois inférieur à celui des grandes entreprises américaines... Une présence dans le monde entier du fait des délocalisations d’unités de production vers des pays à coûts salariaux faibles ou sur des marchés à conquérir.
L’industrie continue de jouer un rôle majeur en Europe et l’on ne peut pas encore parler de désindustrialisation, notion économique "d'économie postindustrielle". http://fr.wikipedia.org/wiki/Economie_post-industrielle

Des secteurs en repli comme le textile et l’habillement, la chaussure, le jouet, le mobilier, ... en difficulté face à l’ouverture des frontières à la Chine et l’Inde en 2005,

- Dynamisme des services :
Un révélateur de la modernité de son économie qui s'oriente vers le post-industriel :
L’Union occupe la première place dans les échanges internationaux de services (25%), devant les Etats-Unis (22%.).
Le secteur tertiaire occupe en moyenne 7 salariés sur 10 en Europe et produit plus de 70 % du PIB.
Une balance des services globalement excédentaire avec quelques points forts : transports, opérateurs de télécommunications, tourisme (Europe = premier pôle touristique mondial, 53 % des 924 M de touristes en 2008, avec un poids plus important des pays du sud de l’Union), commerce, banques (HSBC, Royal Bank of Scotland, BNP Paribas, Crédit agricole, Deutsche Bank...) et assurances (AXA, Allianz AGF...).

7 pays européens sont dans les 10 premiers exportateurs de services dans le monde : RU, Allemagne et France (membres du G 8 arrivent en 2ème, 3ème, 4ème position derrière les EUA et devant le Japon)

3.La première puissance commerciale mondiale : §A p.146
L'Union assure 38% du commerce mondial de marchandises, loin devant l'Amérique du Nord (22 %). L’Union européenne est la première puissance commerciale mondiale: 1er exportateur et 1er importateur depuis 2008 (hors flux intra-UE).
Mais les échanges intra-communautaires dominent : doc.1 p.147
Ils sont d’une intensité exceptionnelle (60% du commerce de l'Union au total). Ils témoignent d’une véritable imbrication des économies européennes très interdépendantes les unes des autres et d’une relative indépendance à l’égard de l’extérieur.

Répartition des 500 FMN par Chiffre d'affaire en $ (source: Fortune Global 500 en 2008)

Union européenne = 33%
États-Unis = 30%
Japon = 12,8%
Chine = 6%
Inde = 1,5%
Brésil = 1%
Russie = 1%
= 14%

Les chiffres du commerce européen :

Exportations : 1 238 milliards € (2007)

Biens exportés : machines, véhicules, aéronautique, produits plastiques, produits pharmaceutiques, produits chimiques, essence, fer et acier, papier,
textiles, viandes, produits laitiers , poissons, boissons

Principaux clients : États-Unis (21,1 %), Suisse (7,5 %), Russie (7,2 %), Chine (5,8 %) (2007)

Importations : 1 423 milliards € (2007)

Biens importés : machines, véhicules, aéronautique, produits plastiques, pétrole, produits chimiques, textiles, métaux, biens alimentaires, vêtements

Principaux fournisseurs : Chine (16,2 %), Etats-Unis(12,7 %), Russie (10,1 %), Japon (5,5 %) (2007)

=> La nature des échanges : les produits manufacturés représentent plus des trois-quarts du commerce de marchandises de l'UE, exportatrice nette grâce à la chimie et à l'automobile.
=> Les hydrocarbures constituent un poste lourd aux importations du fait de la dépendance de l’Europe en la matière (ressources en Mer du Nord). La balance commerciale européenne est donc déficitaire.

4.Une grande puissance financière : §B et C p.146
Pour la première fois depuis 1914, la capitalisation boursière des places européennes (15 720 milliards $US) a dépassé celles des États-Unis (15 640 milliards $US). Fusion des bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Porto dans Euronext : bourse rachetée en 2007 par le New York Stock Exchange.
Intense activité des bourses européennes : Londres (4e rang mondial) devance Francfort (8e, siège de la BCE et de la Bundesbank). Même si ces places financières sont derrière NY ou Tokyo, elles sont toutes interconnectées les unes aux autres dans l’espace mondial.
Classement (2007) :
Région Bourse Valeur du marché(en milliards de dollars)
Amérique/EuropeNew York (Wall Street)20,7
AsieTokyo4,63
AmériqueNASDAQ4,39
EuropeLondres4,21
AsieShanghai3,02
AsieHong Kong2,97
AmériqueToronto2,29
EuropeFrancfort2,12

L’Euro devient progressivement un rival du dollar : doc.3 p.143. Il est la deuxième monnaie de réserve au monde avec 25,8% du stock des banques centrales (http://fr.wikipedia.org/wiki/Euro#L.27euro_comme_monnaie_de_r.C3.A9serve) et la deuxième monnaie d'échange avec 39,3% des échanges internationaux libellés en euros (source BCE).
Il est le symbole de la réussite de l’Union, même si seulement 16 États l'utilisent et si RU, Dk et Suède ont refusé d’en faire partie...

Place privilégiée de l’union dans les flux d’IDE : doc.2 p.147.
Premier pôle émetteur d’IDE avec 50% du stock mondial en 2000.
Première zone d’accueil des IDE dans le monde, notamment américains.
Localisation dans les grandes métropoles :
- pour réaliser des économies d’échelle (p.146),
- pour être proche des principaux marchés de consommation à haut niveau de vie,
- pour utiliser main d’œuvre industrielle qualifiée,
- pour accéder à un meilleur potentiel de recherche (technopôles et technopoles).


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MessageSujet: Re: Chap 5, Puissance économique UE   Dim 5 Avr - 19:02

II – Des limites à la puissance...
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Union_europ%C3%A9enne_comme_puissance_%C3%A9mergente#Arguments_.C3.A0_l.27encontre_du_d.C3.A9veloppement_d.27une_superpuissance_europ.C3.A9enne

1°) Une capacité d'innovation insuffisamment valorisée
L’Europe, berceau des deux premières révolutions industrielles, a longtemps été une terre d'innovation mais elle a bien du mal aujourd'hui à consentir l'effort de recherche nécessaire pour faire face à la suprématie américaine, notamment en matière de haute technologie.
Enseignement supérieur, recherche scientifique et technologique mal dotés ;
fuite des cerveaux du fait de la modestie des crédits et du niveau trop faible des rémunérations ;
insuffisante association des secteurs public et privé
Insuffisance de l’investissement en RD :
La France par exemple occupe ainsi une place moyenne dans le monde avec 2,13 % de son PIB consacré à la recherche (2004) :

  • Finlande, 3,48 % ;
  • Suède, 3,98 % ;
  • Allemagne, 2,49 % ;
  • Japon, 3,15 % ;
  • États-Unis, 2,68 %.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_et_d%C3%A9veloppement#Financement
Dispersion des forces à l’intérieur de l’Europe
Cette faiblesse est surtout le fait des pays méditerranéens et des nouveaux États membres. Elle est moins marquée ailleurs, notamment en Scandinavie très bien positionnée dans le domaine des TIC (Nokia, entreprise finlandaise).

2°) Une intégration politique insuffisante. (voir cours d’Histoire, Seconde partie, Chap III)
Le poids politique faible de l’UE dans le monde constitue un handicap face aux grandes puissances du XXIème siècle, les Etats-Unis et la Chine face aux enjeux décisifs de ce siècle, notamment en matière de libéralisation des échanges mais aussi et surtout en matière de politique extérieure, de sécurité et de paix (rappel : division de l’UE sur la question de la guerre d’Irak en 2003 ; échec validation Constitution Européenne en 2005 : mise en place sans participation des peuples européens du Traité de Lisbonne)
Les intérêts voire les égoïsmes nationaux prévalent encore largement sur la logique communautaire dans de multiples domaines
Le budget communautaire est trop faible pour être vraiment efficace : 1.27 % du PIB commun seulement ; les marges de manœuvre en sont réduites d’autant !

Une dépendance militaire liée à l’histoire :
Les EUA ont par deux fois libéré l’Europe et restauré la démocratie au cours des conflits fratricides du XXème siècle, puis assuré sa défense dans la guerre froide face à l’URSS, notamment par le biais de l'OTAN
Echec de la Communauté européenne de Défense (CED) du fait du refus de la France de ratifier le traité en 1954 ; Eurocorps encore insuffisant même s'il est opérationnel et renforcé depuis 2007 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurocorps ).
Une dépendance militaire également liée au morcellement politique de l’Europe, à sa difficulté à développer un processus d’unification politique, à sa difficulté à définir une Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), pourtant un pilier de l'UE en théorie...

3°) Des défis socio-démographiques qui hypothèquent l’avenir:
1.Le vieillissement démographique, rapide et préoccupant
Les faits.
Faible fécondité, inférieure depuis 30 ans au seuil de renouvellement, et faible natalité : 9.5 à 10‰ /an en moyenne
Espérance de vie élevée et croissante, assez forte mortalité liée à une structure par âge vieillie
Accroissement naturel réduit de + 0.5 ‰ /an : l’un des plus bas du monde
De lourdes conséquences à terme:
- Affaiblissement démographique : la part de la population européenne par rapport à la population mondiale ne cesse de diminuer
- Des déficits croissants en matière sociale :
Augmentation des dépenses de santé,
Financement problématique des retraites,
Affaiblissement des capacités d'innovation et de la consommation. Ceci peut réduire l'attractivité et le dynamisme de l'Union, concurrencée par les marchés émergents d'Asie.
L’immigration est la première source de croissance démographique mais elle pose aussi des problèmes sur le plan de l’intégration avec une montée des communautarismes. Elle apparaît cependant comme une solution éventuelle à une future pénurie de main d’œuvre.

2.Le chômage : un fléau et une faiblesse structurelle.
Il est installé depuis les années 1970. Doc.4 p.151


Taux de chômage dans les pays de l'Union européenne en juin 2009





Il persiste même lors des embellies économiques, et reflète les difficultés structurelles d'adaptation de l'économie et de la population active face à la mondialisation : insuffisante mobilité et coût élevé de la main d’œuvre du fait du haut niveau des salaires.
Il est inégalement réparti, avec des niveaux élevés de chômage dans certains nouveaux pays membres (Pologne, Slovaquie...)


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MessageSujet: Re: Chap 5, Puissance économique UE   Dim 5 Avr - 21:27

III – Organisation de l’espace européen
A – les facteurs de la recomposition territoriale de l’UE
1. Les élargissements : un glissement vers l’Est européen
Déplacement du centre de gravité européen de plus en plus vers l’Est avec les élargissements de 2004 et de 2007. L’Allemagne retrouve une place centrale dans ce nouvel espace européen ouvert depuis 1989.
Avec ces élargissements, les disparités régionales ont progressé : Doc.1 p.152.
Q.1) Centre / Périphéries : le centre semble constitué par un pôle de richesse qui comprend l’Europe occidentale, de la Scandinavie à la France ; l’Europe méridionale est une 1ere périphérie (PIB moyen entre 10 et 20 000$/hab) ; l’Europe de l’est forme une seconde périphérie, avec des espaces bien loin des niveaux de richesse du centre.

2. La mondialisation renforce la métropolisation : doc.2 et 3 p.152
Les métropoles sont organisées en réseau et concentrent pouvoir, argent, hommes... Elles participent à l’Archipel mégapolitain mondial.
Q.2) Critères de hiérarchisation : le niveau de rayonnement (niveau d’influence) et activité dominante.
Autres critères possibles : poids démographique, accessibilité (doc.3 p.155), implantation de sièges sociaux (doc.3 p.145), fréquence de salons ou de foires, capacité de RD...
Q.3) Ensemble spatial avec productivité élevée + densité technologique + RD et brevets = mégalopole, notamment Allemagne du Sud et Suisse ; concentrations secondaires : le grand-Londres, IdFrance, Italie du Nord...
Ces activités de recherche se localisent donc bien dans les grandes métropoles et conurbations.

B – Diversité des espaces européens : 3 grands ensembles, un centre et ses périphéries.
1.La Mégalopole et les espaces centraux : le cœur de l’Europe (§B p.154)
- La Mégalopole = Région la plus riche, la plus peuplée, la plus urbanisée et la plus dynamique de l’Union, du Sud-est de la Grande Bretagne au Nord de l’Italie en passant par l’Europe Rhénane et en incluant la Suisse
Une dorsale qui concentre une grande partie de la puissance économique et politique de l’Union Européenne :
institutions à Strasbourg, Bruxelles, au Luxembourg ; BCE de Francfort ;
des centres financiers de premier ordre (bourse, banques grandes Cies d’assurances, nombreux sièges sociaux de multinationales européennes et étrangères) ;
60% de la production industrielle européenne ;
Rotterdam (1er port de fret mondial) ; de gigantesques aéroports internationaux (Londres est la première plate-forme aéroportuaire mondiale)
Foyers culturels anciens, hauts lieux du tourisme international

Les espaces centraux :
Ce sont des centres dynamiques mais isolés de la mégalopole, bien que très bien reliés entre eux (voir doc.p.163 et « villes dynamiques » du doc.2 p.155) : ce sont des métropoles ou des régions dynamiques. Ainsi, Paris et l’Ile de France, Madrid, Rome, Berlin, Vienne, Copenhague, Stockholm, Athènes et Lisbonne (des capitales d’Etats) ou encore Barcelone, Hambourg et Munich.

2.Les périphéries intégrées (doc.p.163 : espaces en orange)
Ce sont les espaces les plus anciennement intégrés à l’UE. Ces espaces sont dynamisés par les métropoles centrales éloignées de la Mégalopole.
Ils concentrent populations, capitaux, savoir-faire et moyens de production. Ils sont bien reliés au centre par divers moyens de communication.
Ces espaces sont ceux de l’Europe des 6, + RU, Dk, Autriche, Nord de l’Espagne et de l’Italie, Sud de la Finlande et de la Suède.

3.Les périphéries en marge (moins bien intégrées)
Périphéries anciennes : Irlande, Grèce, Sud de l’Espagne et de l’Italie, Portugal.
Héritages du passé difficile à surmonter, même si ces espaces profitent de leur plus grande proximité avec les espaces intégrés. Ex. : l’Eire (Irlande), développement rapide dû aux faibles charges notamment dans la filière informatique.

Périphéries récentes : PECO + Malte et Chypre.
Délocalisations importantes car faible coût de la main d’œuvre. Adaptation depuis la chute des régimes communistes parfois douloureuse (pauvreté augmente). Aides massives de l’UE pour leur intégration rapide, car niveau de vie plus faible.

Espaces vides : le grand nord de la Suède et de la Finlande...
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